Les enfants de l’école Révolution à Marseille resteront-ils à la rue cet hiver?

Il est aujourd’hui certains qu’il n’est plus possible de remettre nos espoirs entre les mains des institutions. 

Après trois ans à la rue, après des mois d’efforts d’interpellation des politiques élus, de recours au tribunal (qui ne reconnait pas le caractère d’urgence quand un squat est fermé par la Préfecture), de demandes d’hébergement au 115, nous devons bien constater la réalité: ces familles et leurs enfants scolarisés à l’école Révolution à Marseille sont toujours à la rue.

Alors que l’effondrement de deux immeubles à Noailles a provoqué l’expulsion préventive de plus de 1500 personnes de leurs logements, le dispositif d’hébergement d’urgence (nuits d’hôtels et foyers) ainsi que les appartements sociaux disponibles sont attribués en priorité aux personnes délogé.e.s.  Des logements sociaux vides ? Comment cela est-il possible alors que nous demandons depuis deux ans le relogement de trois familles sans-abris avec enfants scolarisés ?

Opposer ainsi deux types de pauvretés comme le fait la Mairie de Marseille et la Préfecture est intolérable, immoral, indécent.

Le projet Un pour cent a pour objectif de rassembler les Marseillaises et les Marseillais pour donner un toit aux enfants sans-abris de l’école Révolution à Marseille.

 

Des familles aujourd’hui en situation critique

*Les noms de familles ont été modifiés, par respect de la vie privée des personnes.

Les familles de l’école Révolution à Marseille, sont toujours sans solution d’hébergement digne à ce jour. La situation de la famille Echeverri* est critique.

Alors que les deux parents et leurs 4 enfants avaient trouvé un refuge en squat, celui-ci a été expulsé lors de la veille de la trêve hivernale 2017. La famille avait alors trouvé un nouveau squat, aujourd’hui sous le coup d’un arrêt d’expulsion. La situation du squat se dégrade, les conditions deviennent critiques (la violence gagne, un des enfants ayant été frappé à au moins deux reprises, punaises de lit, vols des cartables des enfants). Les enfants ont été re-scolarisés, mais chaque remise à la rue implique une déscolarisation obligée.

La maman a passé les étapes de Pôle emploi ETAPS, formation linguistique et récemment un contrat de cinq mois et demi en tant que technicienne de surface (insuffisant toutefois pour le RSA). Les allocations pour les enfants, obtenues de haute lutte, ont été ponctionnées en octobre car, dans l’impossibilité de payer les titres de transport des enfants pour aller à l’école, la maman a écopé de plusieurs amendes qui ont eu pour conséquence une saisie sur les allocations.

 

“Mettre un terme à la pauvreté”

« Pour moi, nous ne réussirons aucune politique publique, nous ne compterons aucune autre victoire, tant que les urgences sociales n’auront pas été résorbées totalement. Pas un peu, pas à la marge, mais totalement résorbées. » explique Théo Challande, initiateur du projet Un pour cent, dans la tribune “La pauvreté n’existe que parce qu’on la tolère« . « En attendant un infléchissement général des politiques publiques, nous pouvons concrètement aujourd’hui, ensemble, agir pour mettre un terme à des situations de pauvreté et faire porter la voix de la solidarité. »

Le sans-abrisme n’existent que parce qu’on le tolère

« Est-ce que 860.000 Marseillaises et Marseillais ne peuvent rien faire face au sans-abrisme de quelques familles de l’école Révolution? Ne peuvent-ils vraiment rien pour 13.000 autres sans-abris à Marseille, dont 3.000 enfants ? » s’interroge Théo Challande. « Je crois qu’il est possible de se rassembler et que chacun d’entre nous donne seulement un peu. L’ensemble de la communauté Marseillaise peut s’occuper de ses pauvres. Elle ne le sait peut-être pas encore, mais la pauvreté et le sans-abrisme n’existent que parce qu’on le tolère. »

Si environ 100 personnes font un don, les enfants, leurs familles, dormiront au chaud cet hiver.

Il est temps de réaffirmer notre soutien aux familles

Et de leur offrir un hébergement digne avant l’hiver. Donnons. Même 1€ peu faire la différence, il n’y a pas de petit don.

Cliquez sur « Donner » puis choisissez la solution « Paiement par prélèvement SEPA » dans le formulaire de don. Merci de ne pas choisir la solution « paiement par carte bancaire » pour des raisons techniques. Votre don est déductible à hauteur de 66% de vos impôts.

Merci infiniment pour votre soutien aux familles et leurs enfants,

Laurent Baldovino
Professeur à l’école Révolution à Marseille

Michèle Rubirola
Initiatrice du projet Un pour cent et élue Conseillère Départementale de Marseille (1er canton)

Théo Challande Névoret
Initiateur du projet Un pour cent
Trésorier de l’association Monde Citoyens en mouvement

Lucas Matray
Président de l’association Monde Citoyens en mouvement

Un don de 10€ ne vous coûte que 3,40€

Selon l’article 200 du Code Général des Impôts, votre soutien ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66% de votre don dans la limite de 20% du revenu imposable.

99% de vos dons sont reversés aux sans-abris

C’est environs 10 fois moins que la plupart des grands organismes de solidarité.

Jusqu’à 1% de vos dons sont utilisés à des fins de gestion (frais administratifs, bancaires, associatifs, promotionnels, etc.).

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